Le mot du directeur

Soumis par lfie le mer 19/04/2017 - 11:40

Comme je l’annonçais dans l’introduction du précédent rapport ­d’activité, 2016 aura été pour l’Enssib l’année de l’aboutissement de plusieurs chantiers stratégiques et institutionnels à la fois :
L’accréditation de notre offre de masters. L’Enssib porte en propre deux mentions et déploie six parcours dotés d’une forte identité et d’un réel potentiel de développement, reconnus par le ­Cneser lors de sa séance du 19 avril.
La signature du volet établissement du contrat de site passé entre la Comue Université de Lyon et l’État pour la période 2016-2020. Cet acte fort marque à la fois la reconnaissance du projet spécifique de l’école dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche, et son implication dans le projet porté par la Comue pour le site de Lyon et Saint-Étienne.
L’adoption du projet d’établissement « Enssib 2020 » par le conseil d’administration du 29 juin 2016. Élaboré dans une démarche collaborative, le projet a mobilisé les équipes pendant plus d’une année. Chacun peut ainsi se reconnaître dans les ambitions affichées et se sentir fier de participer à une aventure collective aussi exigeante (pour une si petite école) qu’exaltante (à la mesure d’une « grande école » dotée d’une mission nationale).

Un des projets communs au contrat et à « Enssib 2020 » est la refonte de la formation des élèves conservateurs. L’arrivée de la nouvelle directrice des études et des stages a permis de lancer ce chantier prioritaire, conduit lui aussi dans un esprit collaboratif. L’école a réuni un groupe de travail avec des experts et des personnalités extérieures et ses conclusions ont ensuite été discutées sous l’autorité du ministère chargé de l’enseignement supérieur. Une première série d’orientations a été validée, permettant de mettre en œuvre le changement dès la promotion « DCB 26 », entrée en janvier 2017. La réforme continuera de se déployer ­pendant toute la durée du contrat. Parallèlement, un travail de toilettage du décret statutaire de l’école a été entrepris. Le décret modifié devrait être pris en 2017.

Un des fils rouges des projets de l’école est l’ouverture, seul gage de son développement. On le retrouve dans les partenariats renou­velés ou réinvestis à nouveaux frais, avec des écoles travaillant dans la même sphère (École nationale des chartes, Institut national du patrimoine, Institut national des études territoriales, Institut national des techniques documentaires, IRA de Lyon), des réseaux nationaux de formation (centres régionaux de formations aux carrières des bibliothèques, unités régionales de formation à l’information scientifique et technique), de grandes bibliothèques (Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque municipale de Lyon, bibliothèques de la Ville de Paris, Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, ­Bibliotheca Alexandrina), des universités (universités Grenoble Alpes et Clermont Auvergne), des associations professionnelles (Arald), etc. La dimension internationale de l’école n’est pas oubliée : elle a ­accueilli début 2016 le congrès étudiant Bobcatsss et, en 2017, un diplôme commun entre l’Enssib et l’université Senghor d’Alexandrie sera lancé.

L’autre fil rouge, la diffusion des savoirs et leur rayonnement vers les communautés professionnelles et au-delà, est un impératif revendiqué de l’école, outil du service public au service de tous. Elle s’est consolidée en 2016, à travers l’offre de formation continue, sur place ou à distance, les ressources du site web et de la bibliothèque numérique, des services (Questions ? Réponses !, Plateforme des projets, Bibdoc), des manifestations (les premières Rencontres internationales du livre avec l’Arald, les Rencontres nationales des formations aux métiers des bibliothèques et de la documentation), des publications (11 nouveautés aux Presses de l’Enssib, le BBF, le lancement du carnet DLIS…). Une activité foisonnante, à l’image de la richesse des bibliothèques, comme de l’éventail infini – mais structuré – des savoirs.

Yves Alix