Finances

Soumis par lfie le mer 21/06/2017 - 15:37

 

Les intervenants de la chaîne financière ont dû s’adapter aux changements de réglementation (mise en place de la nouvelle gestion budgétaire et comptable publique et de la facturation électronique) et en saisir les enjeux.
Au-delà des difficultés de l’exercice, il en résulte une amélioration de la gestion budgétaire, et notamment du pilotage par les responsables de centres de responsabilité budgétaire et de l’usage de la fongibilité des crédits entre les services opérationnels.
La transition vers la GBCP a en outre permis d’adopter des réflexes de suivi des engagements pris par l’établissement et de mettre en place, dans le cadre d’un dialogue renforcé entre service financier et agent comptable, un suivi de la trésorerie de l’École rapproché des prévisions budgétaires.

 

Analyse des recettes de l’exercice 2016

Niveau des recettes de l’école

Les recettes encaissables de l’exercice 2016 s’élèvent à 3 020 048 €. Ce niveau apparaît en très nette hausse (+ 103 %) par rapport à l’exercice 2015 marqué par l’opération de contribution au redressement des comptes publics décidée au niveau ministériel. Il est en revanche globalement stable par rapport à l’exercice 2014 (– 1,45 %).
Le taux de réalisation des prévisions de recettes 2016, de 106 %, témoigne de la très bonne atteinte par les services des objectifs fixés. Le dépassement s’explique par l’augmentation du montant de la subvention pour charge de service public (SCSP) communiquée à l’École au mois de décembre 2016, après la présentation du dernier budget rectificatif de l’exercice.
La répartition des recettes par origine de financement est très proche du budget prévisionnel.

 

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L’exercice 2016 se démarque par l’attribution à l’Enssib d’une SCSP augmentée d’une dotation pour actions spécifiques de 196 000 €, destinée à financer, d’une part la réforme de la formation initiale des élèves conservateurs, et d’autre part la participation à des actions en partenariat avec les centres régionaux de formation aux carrières des bibliothèques.

Le niveau des subventions reçues de la région Rhône-Alpes Auvergne, particulièrement élevé cette année (73 700 €), s’explique par la forte mobilisation des services pour répondre aux appels à projets lancés par cette collectivité. Ainsi, près de 60 000 € ont été reçus en appui de projets portés par les services Communication, Relations internationales et Informatique pour :
– améliorer la visibilité de l’offre de formation de l’école ;
– consolider ses partenariats européens ou francophones ;
– valoriser ses activités et productions par la diffusion des évènements organisés.
14 000 € ont par ailleurs été reçus en appui des projets de mobilités internationales portés par le service Relations internationales.

 

Ressources propres de l’école

La part des ressources propres stricto sensu (hors recettes issues de la formation initiale des conservateurs et bibliothécaires) s’élève à 14 %, et dépasse donc nettement les 11 % fixés au contrat quinquennal 2016-2020 :
– 40 % des recettes propres proviennent des recettes de formation tout au long de la vie, qui se maintiennent donc à un niveau satisfaisant ;
– 25 % sont issues des ventes des publications ;
– 15 % proviennent de la formation initiale des bibliothécaires et plus particulièrement des conventionnements conclus avec la Ville de Paris et la BnF.

 

Analyse des dépenses de l’exercice 2016

Les dépenses de l’exercice 2016 s’élèvent à 2 600 566 €. Cette année encore, l’Enssib confirme l’amélioration de ses prévisions puisque le taux d’exécution budgétaire est de nouveau en hausse (91 % en 2016, contre 90 % en 2015 et 77 % en 2014 si l’on considère les seules dépenses décaissables).

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Niveau des dépenses de l’école

Par rapport à 2015, les dépenses des trois enveloppes sont en diminution.

 

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Dépenses de fonctionnement

Les dépenses de fonctionnement de l’exercice s’élèvent à 1 481 615 €. Le projet de budget 2016 entendait en effet poursuivre l’effort de maîtrise commencé en 2015 dans un contexte de restriction budgétaire. Ainsi, sur le plan immobilier, l’École a tenu son objectif de maîtrise des coûts de maintenance : plusieurs contrats ont été renégociés, et la mise en concurrence de prestataires a permis d’obtenir de très bons résultats.
Au-delà de cette maîtrise, la diminution du niveau de dépense s’explique par l’anticipation de la clôture budgétaire.

 

Dépenses de personnel

L’exercice 2016 poursuit également l’effort de maîtrise des dépenses de masse salariale entrepris en 2015. Les dépenses de personnels s’élèvent à 871 731 €. Leur répartition est proche des années précédentes :
– les contractuels ressources propres représentent 62 % de ces dépenses ;
– les vacations d’enseignement 19 % ;
– les emplois gagés 11 %.
Par rapport à 2015, on note une seule augmentation des dépenses de chômage (+ 13 775 €).

 

Dépenses d’investissement

Les dépenses d’investissement s’élèvent à 247 220 € en 2016, et sont en diminution de 365 323 € par rapport à 2015, année de réalisation des travaux de réaménagement de l’accueil, du foyer et des salles de cours. Elles ont été portées par les services Patrimoine et logistique, Informatique et Enssiblab.
– Le niveau des dépenses de renouvellement du matériel informatique est très proche des exercices 2014 et précédents.
– L’avancée des projets Bibliotouch et « Abécédaire des Mondes lettrés » portés par EnssibLab et des projets SIDE et SYGEFOR portés par l’informatique a marqué l’exercice.
– Enfin, plusieurs aménagements ont amélioré les conditions d’utilisation du bâtiment par ses usagers : l’installation d’un système de contrôle de l’accès au parking, le remplacement de mains courantes, celui des portes du foyer, etc.

 

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