Enrichissement et renouvellement de l’offre de masters, en l’inscrivant pleinement dans la stratégie de formation du site lyonnais

Soumis par lfie le jeu 22/06/2017 - 08:39

 

La Direction des études et des stages

2017 fut, pour la Direction des études et des stages (DES) de l’Enssib, une année de consolidation de l’organisation mise en place en 2016 et de poursuite des chantiers engagés : une année qui a conduit l’équipe à mobiliser toute son énergie pour faire avancer des dossiers parfois complexes et qui n’aboutiront, pour la plupart d’entre eux, qu’en 2018. Tous les objectifs opérationnels du projet d’établissement, ou presque, ont été investis.

Le budget accordé à la direction des études pour mener l’ensemble de ses actions s’est monté, en 2017, à 661 741 € (crédits de paiement exécutés tels que constatés dans le compte financier 2017).

Priorité a été donnée à la refonte de l’offre de formation.

• La dernière maquette de master élaborée dans le cadre de la campagne ­d’accréditation 2016/2020 a été mise en place à la rentrée universitaire 2017. Un poste de coordination des masters, qui manquait à la réorganisation de la DES, a pu être créé en novembre 2017.
• La refonte du diplôme de conservateur de bibliothèque (DCB), également engagée en 2016, a connu une première phase de mise en œuvre à la rentrée de la promotion DCB 26 « Nina Simone », en janvier. S’il n’a pas été possible de faire aboutir cette réforme en 2017, comme prévu initialement, elle a connu des avancées importantes et des éléments de consensus ont été dégagés avec la communauté professionnelle. Un conseil des professionnels du DCB a été recréé : instance de dialogue entre l’École et les représentants de cette communauté, il est présidé par le doyen de l’Inspection générale des bibliothèques, Benoît Lecoq.
• La formation tout au long de la vie a conforté son offre de stages « intra ». À l’interface avec la formation à distance, un ambitieux projet de parcours de formation dans le domaine du management a été lancé, toujours avec le soutien des communautés professionnelles concernées.
• La réflexion autour de deux formations auxquelles l’Enssib pourrait prendre une part accrue en 2018 a été menée : la convention pour le lancement d’un nouveau diplôme universitaire en sciences de l’information et des bibliothèques (DUSIB) a été signée par Yves Alix en février 2017 avec plusieurs partenaires prestigieux, dont l’Université Senghor (Égypte). Une discussion s’est engagée avec l’Université Lumière Lyon 2 autour de l’implication de l’Enssib dans un parcours de master à l’articulation entre les sciences du langage et celles de l’information.

Dès février 2016, deux axes de travail importants avaient été identifiés avec la commission pédagogique de l’Enssib pour accompagner l’évolution de l’offre de formations : l’innovation pédagogique et les référentiels de compétences.

• Si la Cellule d’innovation pédagogique dont la DES souhaite se doter n’est pas encore opérationnelle, elle a fait l’objet d’une étude décisive en 2017 et de demandes de moyens. Un chantier de transformation de trois salles en salles d’innovation pédagogique, initié et piloté par la DES, a été mené de manière collaborative avec les autres directions de l’Enssib : ces salles expérimentales ouvriront début 2018.
• Plusieurs référentiels de compétences ont été élaborés, notamment ceux du DCB et du diplôme de Cadre opérationnel des bibliothèques et de la documentation (COBD). L’équipe a conforté ses compétences dans ce domaine.

Plusieurs expérimentations ont été menées pour développer la qualité des formations et la réflexion de l’Enssib sur ces questions, une réflexion qui se poursuivra en 2018.

Signalons :
– la signature d’une charte qualité de la formation continue produite par l’Université de Lyon ;
– l’octroi par l’Enssib de son premier label, à la formation de formateurs élaborée dans le cadre du schéma directeur de la documentation porté par l’Université de Haute-Alsace et la BNU de Strasbourg. Ce label a été remis lors de la journée des formateurs de Haute-Alsace, à Colmar, le 7 juillet ;
– le référencement, depuis le 20 juillet 2017, de l’Enssib dans le DataDock ;
– la finalisation du dossier d’inscription du diplôme de COBD au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) : nous avons bon espoir de voir cette démarche, toujours complexe pour les diplômes d’établissement, aboutir en 2018.

La DES a cherché à améliorer la visibilité de l’offre de formation de l’Enssib :
– en prenant une part active à plusieurs actions de communication internes ou externes et à l’instruction menée autour du futur site internet de ­l’Enssib. Certaines de ces actions, et notamment celles qui visent à promouvoir les masters, devront encore être renforcées ;
– en contribuant à maintenir au meilleur niveau la forte implication de ­l’Enssib dans les réseaux de formation locaux et nationaux. La DES se félicite notamment qu’une convention ait été signée entre l’Enssib et les 12 centres régionaux de formation aux carrières des bibliothèques (CRFCB) et de participer, pour y représenter l’École, au conseil des partenaires du nouveau GIS Urfist.

Enrichissement et renouvellement de l’offre de masters, en l’inscrivant pleinement dans la stratégie de formation du site lyonnais

Rappelons que l’Enssib est co-accréditée, avec plusieurs établissements membres de l’Université de Lyon, pour quatre mentions de masters :
Sciences de l’information et des bibliothèques (SIB) ; cette mention est portée avec l’Université Claude Bernard Lyon 1 ;
Histoire, civilisations, patrimoine, pour le parcours Cultures de l’écrit et de l’image (HCP – CEI) ; ce parcours est dispensé avec l’Université Lumière Lyon 2 ;
Humanités numériques, parcours Pratiques et méthodes en Humanités numériques ;
Information – communication.

Des enseignants-chercheurs de l’Enssib participent aux enseignements de ces deux dernières mentions. L’École accueille l’essentiel des cours du parcours Pratiques et méthodes en Humanités numériques dans ses locaux.
La mention Sciences de l’information et des bibliothèques comporte quatre parcours :
Archives numériques (ARN) ; responsable : Évelyne Cohen
Politique des bibliothèques et de la documentation (PBD) ; co-responsables : Nathalie Marcerou-Ramel et Marie-France Peyrelong, puis Fabienne Henryot
Publication numérique (PUN) ; responsable : Benoît Epron
Information scientifique et technique (SIBIST) ; responsable Enssib : Pascal Robert

Le parcours Histoire, civilisations, patrimoine – Cultures de l’écrit et de l’image est placé sous la responsabilité de Dominique Varry.

Comme en 2016, l’École a ouvert des inscriptions dans les mentions SIB et HCP-CEI : 108 étudiants – 144 si on inclut les inscrits à Lyon 1 et à Lyon 2 –
se sont inscrits ou réinscrits.

Évolution du nombre de candidatures en master

Comme en 2016-2017, le nombre de candidatures en masters régresse en 2017-2018.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce recul. En premier lieu, l’absence, pour la deuxième année consécutive, de réelle campagne de communication autour des masters n’a pas permis de faire connaître la nouvelle offre de formation proposée par l’École après la campagne d’accréditation menée en 2016. Suite à l’absence prolongée de la chargée de communication, au recrutement en 2017 d’un nouveau chargé de communication et à la réorganisation des fonctions de communication au sein du pôle « rayonnement » de la Direction de la valorisation, les actions de communication ont été restreintes à l’organisation de la journée « Portes ouvertes », la parution d’un encart dans le magazine L’Étudiant et à la diffusion des éléments de notre campagne d’admission via le site internet. La non-permanence de ces informations sur le site a pu entraîner, sans qu’il soit possible de l’affirmer, une déperdition des candidatures. Autre facteur : la direction des études et le chargé de communication ont rencontré des difficultés à obtenir les autorisations nécessaires pour payer, en ligne puisque c’est ainsi que ces campagnes fonctionnent, les campagnes de communication qu’ils souhaitaient lancer sur les réseaux sociaux.
En 2018, un effort particulier sera réalisé en termes d’actions de communi­cation.
Nous avons également constaté un nombre important de désistements de la part de candidats admis dans les masters. L’organisation même de nos campagnes d’admission a pu jouer un rôle dans ce phénomène, qui a fait l’objet d’une enquête menée par la coordinatrice administrative des masters. L’Enssib a proposé deux campagnes d’admission, qui ont donné lieu à deux listes d’admis, sans liste complémentaire dans laquelle il aurait été possible de puiser pour compenser les désistements. Cette organisation fera l’objet d’aménagements en 2018.

Évolution des effectifs en master

En 2017-2018, le nombre d’étudiants inscrits en masters a baissé par rapport à 2016-2017 puisque 144 étudiants se sont inscrits, contre 170 l’année précédente.
Les « inscriptions Enssib » correspondent au nombre d’étudiants inscrits administrativement à l’École, alors que le nombre d’inscriptions totales comptabilise les effectifs des étudiants inscrits administrativement chez nos partenaires et correspond également au nombre d’étudiants réellement formés à l’Enssib.
Les profils des étudiants restent très diversifiés, du fait de la nature même des masters (qui ne font pas tous suite à un cursus de niveau licence), mais on note toujours une très large représentation des sciences humaines et sociales. Le master Sciences de l’information et des bibliothèques attire toutefois quelques profils scientifiques désireux de développer une double compétence.

L’offre de masters

2017 a été la première année de mise en œuvre des nouvelles maquettes de masters conçues dans le cadre de la campagne d’accréditation 2016-2020 : deuxième semestre des parcours de première année PANIST et CEI, nouvelles modalités d’évaluation, stages et mémoires pour les parcours de deuxième année. Une dernière maquette, celle du parcours SIBIST, a été mise en place à la rentrée 2017, un choix de ses coresponsables, Pascal Robert (Enssib) et Thierry Lafouge (Lyon 1) destiné à assurer une fin de formation sereine aux inscrits en alternance.
La coordination interne des masters initiée en 2016 s’est poursuivie en 2017 : plusieurs réunions des responsables de parcours, environ une par trimestre, ont permis de débattre de la mise en place des nouvelles maquettes et de traiter de problèmes organisationnels.

Comme l’ensemble des établissements universitaires, l’Enssib a dû se familiariser, en 2017, avec le nouveau portail national recensant l’offre de masters : le portail trouvermonmaster ouvert en 2017.
À ce titre, l’Enssib a publié dans ce portail les informations validées par le conseil d’administration de l’établissement relatives aux capacités d’accueil et aux critères retenus pour les admissions en masters. Dans le cadre du droit à la poursuite d’étude en master, tout établissement peut être saisi par le rectorat de sa région d’une demande d’admission, émise par un étudiant qui a émis un recours après trois refus d’accès en master. L’Enssib a assisté à deux réunions organisées par le rectorat pour construire le dispositif – complexe –de traitement de ces recours. L’École a reçu une saisine, en juillet, à laquelle elle a opposé un refus : la candidate souhaitait se former dans le domaine de l’édition, un métier auquel l’Enssib ne prépare pas.

Comme en 2016, la DES a organisé, avec le chargé de communication de ­l’Enssib, un événement de présentation de son offre de masters et du diplôme de COBD : la journée « portes ouvertes » du 8 avril 2017. Cette journée, ou plutôt demi-journée, dont l’organisation repose largement sur le Bureau des stages et de l’insertion professionnelle, mobilise toute l’équipe des études et la direction de l’Enssib. Elle a permis d’accueillir et de renseigner une soixantaine d’étudiants, parfois accompagnés de leur famille. Bien que cette modalité soit appréciée par les participants, il conviendra d’en réaliser un bilan et d’étendre les modalités de communication autour de cette offre de diplômes, en 2018.

La remise des diplômes de masters est maintenant un événement bien installé dans la programmation de l’Enssib.
Programmé en janvier 2017, il a permis de diplômer 39 étudiants (promotion 2014-2016), dont 23 étaient présents.
Mention Histoire, civilisations et patrimoine : 8 diplômés dans le parcours CEI
Mention Sciences de l’information et des bibliothèques : 31 diplômes (dont ARN : 9, PBD : 6, PUN : 7 et SIBIST : 9)
En 2017, 57 étudiants (promotion 2015-2017) ont obtenu leur master. Ils recevront leur diplôme lors de la cérémonie de janvier 2018.
Mention Histoire, civilisations et patrimoine : 12 diplômés dans le parcours CEI
Mention Sciences de l’information et des bibliothèques : 45 diplômes (dont ARN : 15, PBD : 12, PUN : 8 et SIBIST : 10)

Les stages de master

Étape indispensable pour l’obtention du diplôme, le stage, volontaire ou obligatoire, constitue un moment fort de la formation. L’Enssib investit du temps, des ressources humaines et financières dans cette modalité, qui s’appuie sur les nombreux contacts de l’École avec les communautés professionnelles, du secteur privé comme du secteur public. On trouvera, pour chacune des formations dispensées, des éléments précis sur les actions menées, en 2017, pour développer les stages.

Bien que le nombre d’inscrits en master ait baissé, on constate une augmentation de 30 % du nombre de stages organisés en 2017.
Cette augmentation s’explique notamment par la mise en place de la nouvelle maquette du master de première année PANIST incitant à la réalisation d’un stage volontaire qui a suscité un fort engouement de la part des étudiants : 24 stages volontaires en 2017 pour 9 en 2016, soit presque trois fois plus. Ces stages, qui doivent être réalisés hors des heures de cours, peuvent s’effectuer à temps partiel au premier semestre ou à temps plein à partir du mois de juin. Les missions sont délimitées et bien différenciées de celles des stages de ­deuxième année. Les étudiants ont été accueillis dans des structures d’accueil privées (Sanofi, Areva, Deloitte, Stryker, Decitre, etc.) ou publiques (Bibliothèque municipale de Lyon, musée Paul Dini, Insa de Lyon, etc.). Certains stages volontaires ont préfiguré des contrats d’alternance à la rentrée 2017-2018.

Le nombre de stages obligatoires de deuxième année de master est stable (64). Ils se déroulent essentiellement en France bien que, cette année, une proportion notable se soit déroulée à l’étranger : 9 stages, soit 14 %. Ce sont essentiellement des étudiants des parcours PBD et CEI, ce dernier ayant établi des partenariats stables avec des bibliothèques britanniques ou belges pour des missions de gestion de fonds patrimoniaux dont ont pu découler des contrats de travail pour les diplômés reçus en stage. 5 étudiants du parcours PBD ont effectué leur stage à l’étranger en instituts ou établissements français des différents continents : Maroc, Sénégal, Corée, Inde, Colombie.
Près de 60 % des stages en France se sont déroulés dans le secteur public et 40 % dans le secteur privé. Cette proportion s’explique par les spécificités des parcours, PBD et CEI préparant plutôt à des débouchés orientés vers des établissements publics, bibliothèques ou musées. Les parcours ARN, SIBIST, PUN visent des débouchés en entreprises, mais il est à noter qu’une proportion d’étudiants de ces parcours a effectué son stage dans le secteur public, sur des missions pointues de gestion de l’information ou d’archives ­numériques. Une de ces missions a ensuite conduit à une inscription en thèse.

Lieux de stage

Plus de la moitié des stages en France se déroulent dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, un quart à Paris et 15 % dans le reste de la France. Ce sont les étudiants des parcours ARN et PUN qui, cette année, ont été les plus mobiles, se répartissant par tiers entre Lyon, Paris et le reste de la France pour le master ARN et pour la moitié à Paris pour le master PUN.

Établissements d’accueil publics : médiathèques de la ville de Paris, de Rennes, de Villeurbanne, de Rillieux-La-Pape, bibliothèque départementale du Rhône, Métropole de Lyon, Insa de Lyon, centre de recherche Bibracte pour le parcours PBD. Bibliothèque Mazarine, château de Fontainebleau, médiathèque de Strasbourg, Cinémathèque et bibliothèque municipale de Saint-Étienne pour le master CEI. Institut français du cheval et de l’équitation, Institut des sciences de l’homme, Maison de l’Orient et de la Méditerranée pour le master SIBIST. Bibliothèque nationale de France, École nationale des arts et métiers, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, ministère de l’Économie et des Finances, Agence de l’eau, CNES, SNCF pour le master ARN. Inria, médiathèque de Saint-Cloud, Le Motif pour le master PUN.

Entreprises privées : L’Oréal, Polyone, Setec, Food services vision, CBRE Valuation, EM Lyon, Safran, Nexans pour le parcours SIBIST . Sword, Delaware, Empreinte digitale, Spark archives, CTC Group, Solvay, Egis Rail, Handicap International pour le parcours ARN. Albin Michel, Anena, Bordas, Educlever, Éditions Lieux-Dits, Novius pour le parcours PUN.

Des partenariats réguliers ont été mis en place avec plusieurs de ces établissements pour l’accueil en stage de nos étudiants, et notamment par le biais de nos diplômés qui, pour certains d’entre eux, recrutent ensuite les étudiants accueillis.
Quelques missions réalisées en stage :
– déploiement du réseau social d’entreprise ;
– mise en place d’un outil de veille et élaboration de la stratégie de gestion de l’information ;
– assistance à la production de manuels papier et numériques ;
– optimisation d’un outil de publication ;
– accompagnement de la réflexion sur une réorganisation du site internet ;
– réflexion sur la valorisation d’un fonds ;
– élaboration d’une charte de conservation et d’un plan d’urgence pour les collections ;
– valorisation des collections numérisées.